Dans une salle d'attente, l'information s'accumule au mur : affichettes de congés, campagne de vaccination de l'an passé, numéros de garde. Plus personne ne les lit, et le secrétariat répète les mêmes réponses au téléphone. Un écran remplace ces feuilles par quelques messages à jour. Dans une maison de santé, chaque profession y trouve sa place : médecins, infirmiers, kinésithérapeutes, sages-femmes.
Depuis décembre 2020, les codes de déontologie ouvrent la communication des professionnels de santé. Un médecin peut informer le public sur ses compétences, son parcours et ses conditions d'exercice, et diffuser des informations de santé publique (art. R4127-19-1 du code de la santé publique, issu du décret n° 2020-1662). Les chirurgiens-dentistes (décret n° 2020-1658) et les masseurs-kinésithérapeutes ont reçu des règles de même rédaction. Le principe demeure : la médecine ne se pratique pas comme un commerce. L'écran informe ; il ne vend pas.
Une salle d'attente n'est pas un hall de magasin. On y attend inquiet, parfois souffrant, avec des enfants ou des proches : messages courts, sans son ni image choquante, rythme lent. Une clinique vétérinaire a des besoins voisins, avec ses propres règles professionnelles. Les mêmes principes valent, à plus grande échelle, à l'hôpital et en clinique.