Entre la place du Vieux-Marché et la cathédrale, la rue du Gros-Horloge, la rue des Carmes et la rue Ganterie forment le cœur piéton de Rouen. Les vitrines y sont étroites, souvent au rez-de-chaussée de maisons à pans de bois, et le passant marche à un ou deux mètres de la vitre. Le format le plus adapté y est l'écran portrait posé derrière la vitre, en LCD ou en LED à pas fin : il s'intègre sans toucher à la façade, ce qui évite les démarches propres au secteur protégé. Autour du Vieux-Marché, un restaurant peut ainsi afficher sa carte et son menu du jour, lisibles depuis la place.
Entre la gare Rive-Droite et la Seine, la rue Jeanne-d'Arc concentre le flux des voyageurs et des usagers du métro et des bus. On y passe vite, en allant quelque part : le message doit se lire en marchant, en deux secondes, avec un visuel et quelques mots. La rue étant large et dégagée, les vitrines y reçoivent davantage de lumière que dans les rues piétonnes voisines, ce qui plaide pour un écran LED. Banques, agences et enseignes de services y sont nombreuses : l'écran y affiche des offres et des horaires plus que des produits.
À l'est du centre, la place Saint-Marc et son marché, le quartier Martainville et les abords du CHU Charles-Nicolle forment un secteur de commerces de bouche, de pharmacies et de restauration du midi. La clientèle y mêle habitants, soignants et visiteurs de l'hôpital, avec une pointe à l'heure du déjeuner. Un menu board ou un écran en vitrine qui bascule seul sur la formule du midi y trouve tout son intérêt.
De l'autre côté de la Seine, le quartier Saint-Sever associe une rue commerçante piétonne et un centre commercial. Le flux y est celui des trajets quotidiens — métro, bureaux, administrations — plus que celui du tourisme. Les commerces y renouvellent souvent leur offre et cherchent d'abord un support simple à mettre à jour. Les façades, plus récentes, y sont moins contraintes que dans le centre historique, ce qui ouvre davantage de possibilités en enseigne extérieure.
Sur les quais de la rive droite, en aval du pont Guillaume-le-Conquérant, les Docks 76 et les hangars reconvertis accueillent commerces, restaurants et loisirs. On y arrive en voiture ou à pied par la promenade, et les distances de lecture s'allongent : dix, vingt mètres. C'est un terrain pour des écrans plus grands, à pas intermédiaire, et pour des écrans extérieur là où une terrasse ou une entrée donne sur les quais.
Sur les plateaux, le commerce s'organise en petits centres de quartier et en pôles de santé. Pharmacies, opticiens, cabinets et commerces de bouche y dominent, avec une clientèle d'habitués qui passe souvent en voiture. Un écran en vitrine y sert moins à se distinguer d'un voisin qu'à rester lisible depuis la chaussée, de jour comme en soirée. À Mont-Saint-Aignan, le campus universitaire ajoute une clientèle étudiante, sensible aux offres qui changent souvent.
À Sotteville-lès-Rouen, au Petit-Quevilly, au Grand-Quevilly et à Saint-Étienne-du-Rouvray, les commerces s'alignent le long de grands axes et aux entrées des zones d'activité. La lecture se fait surtout depuis la voiture. Un écran en façade ou un totem y est souvent plus efficace qu'un écran en vitrine, à condition de respecter le règlement de publicité de la commune. C'est le terrain des salles de sport, des concessions et de la restauration rapide.
Autour de Rouen, les grandes zones commerciales fonctionnent à l'inverse du centre : on y arrive en voiture, on cherche une enseigne depuis la route et l'on se gare devant. Le support adapté est le totem ou l'écran extérieur, étanche, double face quand il est vu dans les deux sens. Un pas de pixel large y suffit, puisqu'on lit à plusieurs dizaines de mètres : à surface égale, c'est ce qui rend ces projets moins coûteux qu'un écran de rue piétonne. À l'intérieur du magasin, un écran mural prend le relais.