Bayeux a traversé 1944 sans destruction, et son centre médiéval est resté entier : rues étroites, maisons anciennes, cathédrale au bout de la perspective. La rue Saint-Jean, piétonne, et la rue Saint-Martin portent l'essentiel du commerce. C'est un cadre qui vaut à la ville une forte fréquentation, mais qui encadre de près tout ce qui touche aux façades.
La clientèle est pour une part internationale. La Tapisserie, la cathédrale et la proximité des plages du Débarquement amènent des visiteurs britanniques, américains et néerlandais une grande partie de l'année. Pour un restaurant, un hôtel ou une boutique, afficher en français et en anglais n'est pas un luxe ; sur un écran, c'est une boucle de plus, sans surface supplémentaire.
Le reste de l'année, Bayeux redevient la ville-centre du Bessin, avec ses commerces de bouche, ses pharmacies et ses services. L'écran sert alors à ce pour quoi il est fait partout ailleurs : annoncer l'offre de la semaine, rester lisible après la fermeture, éviter de réimprimer.